Production d’électricité et biodiversité

Production d’électricité et biodiversité

Les énergies renouvelables constituent un atout majeur, car elles sont inépuisables, mais aussi parce qu’elles émettent peu de polluants. Cependant, quel que soit le site de production utilisé (thermique, hydraulique, éolienne, etc.), les installations électriques causent des dommages non négligeables sur l’environnement. Il convient ainsi de maîtriser ces impacts pour concilier la production d’électricité et la protection de la biodiversité.

Les principaux impacts des infrastructures électriques sur la biodiversité

La production d’électricité par les centrales thermiques génère des gaz polluants responsables du réchauffement climatique et nocifs pour la santé. Il est vrai que les énergies renouvelables comme l’éolien ou le photovoltaïque ne produisent pas d’émission polluante. Néanmoins, les matières utilisées pour leur fabrication ainsi que leur besoin en énergie exercent également une certaine pression sur le milieu naturel.

Les premiers impacts de la production d’électricité concernent la faune et la flore terrestre à travers le réseau de transport et de distribution électrique. Ils touchent également la biodiversité aquatique ainsi que les oiseaux. En effet, les éoliennes perturbent le déplacement des oiseaux et menacent directement ces populations animales. Par ailleurs, la création des retenues d’eau pour un site de production hydraulique est néfaste pour certaines espèces telles que l’anguille.

Les actions pour la protection de la biodiversité

Afin de maîtriser au mieux ces impacts, l’accent doit être mis sur l’intégration des enjeux de la biodiversité dès l’élaboration d’un projet d’installation électrique. En France, une étude d’insertion dans le paysage est menée avant chaque projet de centrale. Ces études sont faites en collaboration avec les collectivités locales et autres interlocuteurs comme les architectes en Bâtiments de France. Les projets solaires et éoliens font également l’objet d’études d’impacts visuels et sonores. Concernant les lignes électriques, elles sont de plus en plus réalisées en souterrain : plus de 98 % de nouvelles lignes moyenne tension sont aujourd’hui enfouies contre 79 % de lignes basse tension.

Des actions ont également été menées afin de minimiser, le plus possible, les impacts des installations électriques sur la biodiversité. Il s’agit d’éviter d’intervenir dans les zones les plus fragiles où la biodiversité est protégée. Par ailleurs, les espaces perturbés doivent être limités au strict minimum pour réduire au maximum les dommages. L’aménagement d’autres espaces qui permettent aux espèces de retrouver un territoire qui correspond à leur besoin est également idéal pour compenser les impacts résiduels.